Selon une dépêche AFP du 30 mars 2009 :
"Le secrétaire d'Etat chargé du tourisme Hervé Novelli a estimé lundi à Albi que l'importance du tourisme intérieur en France consituait un "amortisseur de crise" pour l'industrie touristique. Lors du Congrès de la Confédération des Professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH), le secrétaire d'Etat à souligné que "la spécificité du tourisme en France c'est tout d'abord un tourisme français".
"Du fait de la crise ce ne sont pas 80% des touristes qui devraient rester en France en 2009, mais 85%" a-t-il estimé en ajoutant: "d'une certaine manière on a cette chance que n'ont pas d'autres pays, d'avoir une sorte d'amortisseur de crise, qui vient compenser la baisse de fréquentation de touristes étrangers".
Après avoir rappelé que l'hôtellerie avait connu une baisse de 0,5% en 2008, M. Novelli a toutefois estimé qu'"il faut s'attendre à une baisse de fréquentation plus accentuée en 2009", même si "la saison des sports d'hiver sera remarquable".
"Confrontés à la crise, 51% des Français ne partiront pas en vacances cet été, et 11% ont d'ores et déjà décidé de diminuer leur budget consacré aux voyages, selon un sondage Ipsos pour France Bleu publié aujourd'hui. Les Français renonçant aux vacances seront plus nombreux que les années passées : outre les 40% de Français qui disent ne jamais partir en vacances d'été, 11% déclarent qu'ils ne voyageront pas cette année, alors qu'ils le font habituellement. Seul un Français sur cinq (22%) déclare ne pas envisager pour le moment de diminuer son budget vacances. Interrogés sur les coûts à réduire en priorité, 34% des partants citent les dépenses sur leur lieu de vacances (restauration, loisirs), devant les frais liés à l'hébergement (31%). Un Français sur cinq envisage de diminuer la durée de son séjour ou les dépenses liées au transport. Reflet des inégalités sociales, 82% des foyers disposant d'un revenu mensuel net inférieur à 1.200 euros ne partiront pas cet été, une proportion qui tombe à 25% pour les ménages qui gagnent 3.000 euros et plus. Enquête réalisée par Ipsos les 20 et 21 mars 2009 auprès d'un échantillon de 917 personnes, représentatif de la population français âgée de 18 ans et plus." - Source : Dépêche AFP du 30/03/2009
Interview de G. Hatchuel du Crédoc sur Libé І Les Résultats du sondage du Crédoc
"De plus en plus de Français savent ce qu'est le "tourisme durable"... Mais ils sont encore très peu à choisir ce type de voyages. C'est ce que constate l'étude menée par TNS Sofres pour Voyages-sncf.com et Le Routard: 60% des personnes interrogées savent ce que signifie cette notion (contre 27% en 2007), mais seuls 16% ont déjà participé à un tel séjour. Plus de huit personnes sur dix parviennent à définir la notion dans les grandes lignes. 85% l'associent au respect du patrimoine et de la culture du pays visité et 76% au respect de l'environnement. A l'inverse, seule une personne sur deux est consciente de l'importance du moyen de transport dans le domaine du tourisme responsable. Pour connaître le moyen de transport le moins polluant, direction l' Ecocomparateur de la SNCF, puis Actioncarbone.org qui recence les méthodes de compensation de l'émission de CO2 (par exemple reversement de quelques euros à des projets de développement durable...).
Principal obstacle au succès des voyages "durables": les agences de voyage. Seuls 4% des Français reconnaissent en avoir entendu parlé par ce canal. De plus, un fossé s'est creusé entre les intentions de départ et les départs réels. Près de huit personnes sur dix connaissant le concept disent vouloir passer à l'acte mais seulement 16% l'ont réellement fait. Raison invoquée: le confort, bien que la réalité démontre que les vacances classiques n'ont rien à envier aux séjours durables sur ce point. D'autres idées reçues ne faiblissent pas non plus: un tiers de voyageurs pensent toujours que le tourisme responsable coûte plus cher, et près de six Français sur dix confondent encore "voyage responsable" et séjour "humanitaire" ou "bénévolat". Source : Le Point - 30/03/2009
Les Allemands sont restés l'an dernier les numéros un du tourisme à l'étranger, selon la Fédération allemande du tourisme, qui se montre optimiste pour 2009 à la veille de l'ouverture du salon du secteur, ITB, à Berlin. Les Allemands ont dépensé "près de 85 milliards de dollars" à l'étranger l'an dernier, a indiqué le président de la Fédération Klaus Laepple lors d'une conférence de presse. Ceci représente 7 milliards de plus que l'année précédente et "un record", a-t-il ajouté.Cette somme comptabilise le coût du voyage et l'argent dépensé sur place. La destination la plus prisée des Allemands est restée l'Espagne, avec environ 10 millions de touristes l'an dernier, devant l'Italie et l'Autriche. Le secteur du tourisme ressent "les premiers effets" de la crise économique, a expliqué M. Laepple. Mais il est encore trop tôt pour en mesurer les conséquences exactes, a-t-il poursuivi, faisant valoir que "les Allemands ne renoncent pas en général aux voyages". Les voyagistes ont toutefois anticipé une demande moins importante et ont réduit leur capacité. Pour autant, "la branche reste optimiste", selon M. Laepple.
Source : Dépêche AFP