Survey on the attitudes of the Europeans towards tourism
L'enquête d'Eurobaromètre a été réalisée à la demande de la Direction Générale « Entreprise et Industry » de la Commission européenne afin d’interroger les Européens sur leurs pratiques touristiques en 2007 et 2008 et sur leurs projets pour l'été 2009. Il a été porté une attention particulière aux déterminants financiers des départs en vacances en raison de la conjoncture. L’échantillon représentatif (UE 27) couvre 27 000 personnes âgées de plus de 15 ans. Le sondage téléphonique a été réalisé entre le 14 et le 18 février 2009. Les principaux résultats donnent :
1. Tendances générales sur les voyages des Européens
Une chute des intensions de départ en vacances, une préférence pour les courts séjours
- En 2008, 71% des citoyens de l’UE 27 ont effectué un déplacement d’au moins une nuit, 58% ont pris des vacances (déplacement de plus de 4 nuits consécutives) pour des raisons personnelles. Le taux de départ est moins fort dans les nouveaux pays membres de l’UE. Parmi ceux qui ne sont pas partis en 2008, 32% étaient partis en 2007.
- Les destinations les plus populaires pour les citoyens de l’UE étaient en 2007 et 2008 : l’Espagne, l’Italie, la France et la Grèce. Ces pays sont toujours plébiscités pour l’été 2009 même si, à la date du sondage, 28% des personnes interrogées ne savaient pas encore ce qu’elles allaient faire cet été. Seuls 19% des personnes avaient choisi une destination pour cet été alors qu’à la même époque, l’année dernière, ils étaient 32% à le savoir.
- Le sondage montre que 23% des Hollandais et Italiens, 21% des Espagnols, 17% des Français et 16% des Allemands et Anglais appartiennent à la catégorie des indécis pour cet été 2009.
Une préférence pour les distances courtes et le tourisme national
- En 2008, 43% des sondés déclaraient prendre leurs vacances dans leur pays de résidence, en 2009 ils devraient être 49% (du moins de ceux qui ont déjà choisi de partir). Les destinations plus lointaines qui sont sélectionnées le sont en raison du taux de change favorable de l’Euro (RU, USA). Le mode de transport reflète ces arbitrages puisque 47% des Européens partent en voiture et 36% en avion.
Un budget serré
- Les personnes qui n’ont pas pris de vacances en 2008 l’on fait pour des raisons économiques et financières. 41% des personnes qui souhaitent partir cet été pensent ne pas avoir de budget suffisant pour le faire en 2009.
- 69% des Finlandais, 66% des Hollandais, 62% des Suédois, Luxembourgeois et Danois, 60% des Autrichiens affirment ne pas rencontrer de contrainte financière pour leur départ en vacances cet été.
- Le retournement conjoncturel impacte donc fortement l’industrie du tourisme. Premièrement en réduisant le taux de départ en vacances et deuxièmement en réduisant la durée de leurs séjours et les dépenses afférentes.
Des arbitrages permanents
- Les voyageurs européens renoncent plus facilement aux vacances d’hiver (42%) si leurs finances imposent des arbitrages. 23% affirment épargner plus pour pouvoir partir en basse saison, 20% annoncent passer leurs vacances chez eux. 12% envisagent de partir à la dernière minute, 15% vont économiser sur le logement et 8% sur le mode de transport.
- Les dépenses induites risquent également de pâtir de la situation financière des ménages (shopping, Bien-être, restaurants et cafés, sports, …).
2. Focus sur les Vacances, les attractions et les destinations
- 47% des Européens partent pour se divertir / se reposer, 20% ne visent que le balnéaire et 17% la culture et le patrimoine.
- 33% des Européens regardent le couple « qualité – prix », 16% uniquement le prix, 13% la sécurité et la sûreté de la destination.
- Dans beaucoup de pays, le faible pouvoir d’achat est une barrière au départ en vacances. Les pays où les prix apparaissent comme un élément déterminant du départ en vacances sont les nouveaux entrants : Hongrie, Pologne, Roumanie, Lettonie, Lituanie.
- Seuls 28% des Européens souhaitent partir en dehors des sentiers battus. Lorsqu’ils choisissent une destination, 31% des personnes interrogées regardent l’attractivité globale de la destination et le pouvoir d’achat local, 24% les ressources patrimoniales et culturelles et 15% les possibilités de divertissement. 9% seulement ont des considérations environnementales.
- 56% des vacanciers organisent eux-mêmes leurs vacances. 60% ont acheté au moins un produit par l’intermédiaire d’une agence de voyage et 1/5 a opté pour l’achat d’un package. Plus les vacanciers restent dans leur pays de résidence, plus ils organisent seuls leurs séjours (72% contre 42% quand ils partent à l’étranger hors UE).
- Les Européens préfèrent s’informer auprès de sources non institutionnelles indépendantes de l’industrie du tourisme. Beaucoup se fient au bouche-à-oreille, 57% utilisent les réseaux sociaux, 31% se fient à l’expérience d’amis ou de proches.
- Pour 38% des Européens, Internet et plus généralement le Web.2.0 est le média le plus influent dans le choix d’une destination. 50% des voyageurs qui sortent des sentiers battus se fient à Internet. Si les guides touristiques restent très appréciés, la presse traditionnelle (radios, TV, journaux et magazines) est en perte de vitesse.
L’étude montre la montée du nombre de « touristes vulnérables » c’est-à-dire ceux qui sont partis en 2008 mais qui ne savent pas encore s’ils partiront en 2009 pour des raisons économiques et financières.
Source : Flash Eurobarometer n°258 – The Gallup Organisation - Commission européenne - mars 2009 ⎥Rapport à télécharger au format PDF
Dernière mise à jour de cette page le 30/05/2009